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lundi 11 mars 2013

Nous ne sommes pas à un Ours près !



     Après avoir lu un article sur le site de l’excellent magazine « Sciences et Avenir », je me suis dit qu’il y avait là un sujet intéressant à traiter pour le premier article de ce blog.
Voici ce que l’on peut lire tout en haut de l’article, et c’est cette petite phrase qui me fait dire que ce blog a vraiment une raison d’être :

     " La CITES a refusé d'interdire le commerce planétaire de l'ours polaire. A l'instar du Canada, les pays s'opposant à l'interdiction font valoir que les exportations "aident les chasseurs à subvenir aux besoins de leurs familles"."

Nous y sommes…
     Ainsi, on ne veut pas interdire un type d’agissement, sous prétexte qu’il permet aujourd’hui à certains de subvenir à leurs besoins, y compris si ce même agissement remet en cause à lui seul sa propre durabilité. Que feront alors ces mêmes personnes lorsque les populations d’ours polaires seront trop faibles en quantité pour continuer à les chasser ? Et bien elles changeront d’activité, car elles y seront obligées ! Mais puisque le système actuel met l’instant présent à l’honneur et remet à plus tard les bonnes questions, alors tant que nous pouvons continuer à agir mal, faisons-le !

     Le même raisonnement ne justifierait-il pas la vente de drogue qui permet à certains d’assurer leur subsistance ? Et pourquoi ne pas proposer sur Ebay ou Leboncoin des mises aux enchères d’organes ? Après tout, beaucoup ne-possèdent il pas ce que d’autres sont prêts à acheter ?
Oui, mais c’est immoral, de même que chasser une espèce en voie de disparition qui subit déjà de plein fouet l’activité humaine au travers du réchauffement climatique qui modifie grandement son environnement. Nous savons donc à l’avance que l’activité liée à la chasse de l’ours polaire aura une fin, liée à la trop grande diminution ou à la disparition complète de l’espèce. Mais au lieu de changer dès aujourd’hui de fonctionnement, et de proposer aux personnes qui dépendent de cette activité une reconversion, nous les poussons à continuer jusqu’à ce que nous nous retrouvions devant le fait accompli. Nous verrons à ce moment-là que le vrai problème ne résidait pas dans le changement d’activité, mais bel et bien dans la sauvegarde d’une espèce.

     C’est parce que le même raisonnement est appliqué à peu près à tous les domaines que l’on rase les forêts ou que l’on construit des centrales à combustible fossile.

     La critique est certes facile, mais dans ce cas précis, ne peut-on pas très sérieusement envisager des solutions permettant de se passer de la chasse ? L’ours polaire est un symbole du règne animal et de la cause pour la lutte contre le réchauffement climatique. Si l’on arrive à faire plonger des touristes en pleine mer afin de vivre quelques instants à proximité de grands requins (et bien que cette activité fasse elle aussi l’objet de polémique dans certains cas, certaines méthodes permettent de ne pas modifier ces écosystèmes), ne peut-on pas imaginer d’utiliser l’ours polaire pour développer un tourisme tourné vers la sauvegarde de cette espèce et qui tendrait à sensibiliser le public autour de la lutte contre le réchauffement climatique ? Il y aurait alors le moyen de faire « d’une pierre deux coups ». Et si cette solution n'est pas la bonne, il ne s'agit que d'une piste.

     Quant à l’argument de la chasse pour la subsistance de population locale (comme les Inuits), il est hors de propos car l’accord qui n’a pas été signé ne voulait pas interdire la chasse, mais l’exportation ce qui est totalement différent et pousse certains à exécuter des Ours car leur peau peut se vendre jusqu’à 50 000€ sur le marché international, et cette activité n’a donc rien à voir avec la subsistance des Inuits qui ont depuis longtemps appris à vivre avec leur environnement.

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